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Cybersécurité

Proposition GeDIG : Le dossier patient électronique (ePA) devrait devenir le point d’entrée numérique central du système de santé.

Berlin (LabNews Media LLC) – Le ministère fédéral de la Santé (BMG) a présenté une première version du projet de loi relatif aux données et à l’innovation numérique dans le secteur de la santé (GeDIG). Ce document d’environ 200 pages vise à faire du dossier patient informatisé (DPI) la plateforme centrale des soins ambulatoires et à jeter les bases d’un système de soins primaires numérisé. Parallèlement, les exigences nationales pour la mise en œuvre de l’Espace européen des données de santé (EEDS) sont précisées. Le projet de loi repose essentiellement sur l’amélioration significative du DPI. À l’avenir, les personnes assurées pourront non seulement gérer leurs données de santé via l’application DPI, mais aussi bénéficier d’une première évaluation numérique, prendre rendez-vous et utiliser les orientations électroniques. Ces dernières deviendront obligatoires à partir de septembre 2029, dès que la technologie permettra leur déploiement à l’échelle nationale. À compter de février 2028, les organismes d’assurance maladie devront proposer un « point d’accès numérique aux soins » qui constituera le pilier du système de soins primaires. L’objectif est d’orienter initialement les patients vers leur médecin généraliste, puis de les référer à des spécialistes si nécessaire. 

La fuite du code Claude révèle une collecte de données et un contrôle à distance à grande échelle par Anthropic

Suite à une importante fuite de code source de la société américaine Anthropic, il apparaît clairement que son outil de développement, Claude Code, contient des routines d'accès au système et de collecte de données bien plus poussées qu'on ne le pensait. Le code source complet, publié accidentellement sur la plateforme de développement npm fin mars, révèle d'importantes capacités de télémétrie et de maintenance à distance, selon des analyses indépendantes. Des experts en sécurité indiquent que plus de 500 000 lignes de code TypeScript ont été exposées après qu'Anthropic a intégré par inadvertance un fichier interne de « carte source » dans la version 2.1.88. L'entreprise a reconnu l'erreur, l'attribuant à une « erreur humaine », mais a insisté sur le fait qu'il n'y avait eu aucune attaque externe ni aucune fuite de données personnelles de clients. Cependant, les experts ayant examiné le code publié font état d'une compréhension approfondie du fonctionnement du système. Claude Code enregistre localement la quasi-totalité des actions, y compris les fichiers lus, les commandes shell exécutées et les modifications de code apportées. De plus, l'application inclut des routines de communication horaire avec les serveurs d'Anthropic et permet au fournisseur de configurer… 

L'IA agentielle et les cyber-risques menacent la médecine de laboratoire

Le système de santé allemand demeure l'un des secteurs les plus exposés aux cybermenaces. L'Office fédéral de la sécurité des technologies de l'information (BSI) qualifie la situation en matière de sécurité informatique en Allemagne de toujours tendue pour la période de juillet 2024 à juin 2025, sans qu'aucun signe d'apaisement ne soit attendu. Le secteur de la santé figure parmi les cibles prioritaires, car les pannes peuvent avoir un impact immédiat sur la prise en charge des patients. En 2025, les cyberattaques ont causé des dommages se chiffrant en dizaines de millions d'euros aux hôpitaux allemands, tandis que les conséquences mondiales se chiffrent déjà en milliards. La biologie médicale occupe une place essentielle au sein du système. Elle contribue à environ 60 à 70 % des diagnostics médicaux grâce à l'analyse automatisée d'échantillons de sang, de tissus et autres. Les systèmes d'information de laboratoire (SIL) et les systèmes de gestion de laboratoire (SGL) coordonnent la gestion des échantillons, le contrôle des instruments, la validation des résultats et la transmission des données aux hôpitaux ou aux cabinets médicaux. Ces systèmes sont fortement interconnectés et souvent reliés aux systèmes d'information hospitaliers (SIH), aux systèmes d'information de radiologie (SIR) et à l'infrastructure télématique. Les perturbations peuvent entraîner des pénuries de paramètres d'urgence tels que les analyses de gaz du sang, les tests de coagulation, ou… en quelques heures. 

La dépendance informatique des universités allemandes vis-à-vis des logiciels et technologies américains

Aperçu : Les universités allemandes sont fortement dépendantes des technologies américaines dans la quasi-totalité de leur infrastructure numérique. Cette dépendance concerne les services cloud, les logiciels de productivité, les systèmes d’exploitation, les outils d’IA et les plateformes de recherche. Si les fournisseurs américains tels que Microsoft, Google, Amazon et NVIDIA offrent des avantages considérables en termes d’évolutivité, de convivialité et de rapidité d’innovation, cette dépendance engendre également des risques importants pour la protection des données, l’autonomie stratégique et la résilience géopolitique. En janvier 2026, la prise de conscience de ce problème s’était considérablement accrue dans les milieux universitaires et politiques, mais les changements concrets restaient lents. Étendue actuelle de la dépendance : Cette dépendance est structurellement profondément ancrée et affecte presque tous les niveaux de fonctionnement des universités. Les rapports actuels montrent que plus de 75 à 80 % de l’économie allemande – et donc également les universités – se considèrent comme trop dépendantes des fournisseurs américains de cloud et de logiciels. La situation est similaire, voire plus marquée, au sein des universités, où l’innovation et la coopération internationale priment souvent sur la souveraineté. Risques et… 

Questions difficiles : entretien exclusif avec Thomas Kress, expert allemand en cyberdéfense

Thomas Kress est l'un des experts en sécurité informatique les plus réputés du monde germanophone et directeur général de Deutsche CyberKom. Après plus de 25 ans à des postes de direction sur des projets informatiques internationaux, il a fondé sa propre entreprise, qui réunit aujourd'hui la sécurité informatique et les télécommunications sous l'égide de Deutsche CyberKom. Auteur recherché, il publie dans les principales revues informatiques et commerciales. En tant que consultant, il conseille des entreprises et des intégrateurs de systèmes de premier plan sur les questions de sécurité, d'infrastructure et de souveraineté numérique. Dans le cadre de notre série d'entretiens « Questions difficiles », Thomas Kress a répondu aux questions de LabNews Media. L'Allemagne accuse un retard important en matière de cyberdéfense ; elle ne dispose pas d'institutions comparables à la NSA ou au GCHQ. Que faut-il changer ? Si l'Allemagne a pris des mesures importantes en matière de cybersécurité ces dernières années – notamment avec la création de l'Office fédéral de la sécurité de l'information (BSI), du Centre national de cyberdéfense et une étroite collaboration avec l'agence européenne ENISA –… 

Attaque informatique sur le dossier médical électronique : le désastre allemand

Au printemps 2025, un nouvel incident de sécurité a fait la une des journaux en Allemagne : le dossier patient informatisé (DPI), élément central de la numérisation du système de santé, a de nouveau été la cible de cyberattaques. Cet incident met en lumière les problèmes considérables liés au déploiement national du DPI et soulève la question de la sécurité réelle des données de santé sensibles de millions de citoyens. Le dossier patient informatisé : un projet ambitieux. Le DPI a été introduit comme une étape majeure de la numérisation du système de santé dans le cadre de la loi sur la numérisation (DigiG). Depuis le 29 avril 2025, il est accessible dans tout le pays à environ 73 millions de personnes bénéficiant de l’assurance maladie obligatoire, après une phase pilote dans des régions modèles telles que Hambourg, la Franconie et certaines parties de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie. L’objectif du DPI est de stocker de manière centralisée et numérique des données de santé telles que les comptes rendus médicaux, les résultats d’analyses, les ordonnances et les radiographies. Les assurés peuvent accéder à leurs données, gérer leurs droits d’accès et télécharger des documents via une application fournie par leur organisme d’assurance maladie. Les médecins… 

Grave cyberattaque contre le géant informatique Atos

Le prestataire de services informatiques français Atos est actuellement la cible d'une potentielle cyberattaque. Le groupe de ransomware Space Bears affirme avoir accédé à une base de données interne de l'entreprise.[2] Chronologie des événements : La menace a été rendue publique le 28 décembre 2024, incitant Atos à publier un communiqué officiel dès le lendemain.[1][3] L'entreprise souligne que ses investigations menées à ce jour n'ont révélé aucune preuve de compromission réussie du système ni d'activité de ransomware, que ce soit chez Atos ou dans sa filiale Eviden.[2] Les auteurs de l'attaque, Space Bears, sont un groupe de ransomware relativement récent, apparu début 2024. Ils utilisent une double tactique d'extorsion : outre le chiffrement des systèmes, ils menacent également de publier les données volées.[2] Le groupe a déjà attaqué plusieurs entreprises, dont JRT Automation (Canada) et Aptus (Inde).[1] Impact potentiel : Avec plus de 110 000 employés et un chiffre d'affaires annuel d'environ 10 milliards d'euros, Atos est l'un des plus grands groupes de services informatiques européens… 

ÉDITORIAL : Jens Spahn – contourner la loi. Image symbolique. Crédits : Pexels

Espionnage : la biotechnologie allemande largement sans protection

Le secteur allemand des biotechnologies est confronté à des défis majeurs en matière d'espionnage industriel et de cybersécurité. Avec un chiffre d'affaires annuel de 25,4 milliards d'euros et 776 entreprises spécialisées, il constitue une cible de choix pour les activités d'espionnage.[5] Situation actuelle des menaces : L'ampleur de la menace est clairement illustrée par les chiffres actuels : les entreprises allemandes subissent des pertes annuelles de 223 milliards d'euros dues à l'espionnage, au sabotage et au vol de données. 88 % des entreprises sont victimes d'attaques.[3] La forte augmentation du crime organisé est particulièrement alarmante : la part des entreprises touchées est passée de 7 % en 2016-2017 à 21 % en 2018-2019.[3] Vulnérabilité particulière du secteur des biotechnologies : Le secteur des biotechnologies est particulièrement vulnérable en raison de sa capacité d'innovation. Avec 51 % des entreprises spécialisées dans les biotechnologies médicales et des dépenses de recherche dépassant les 3 milliards d'euros, il représente une cible de choix pour les attaques.[5] La perte involontaire de savoir-faire compromet non seulement la réussite économique des entreprises, mais aussi la compétitivité de l'ensemble du secteur. 

Les cyberattaques APT menacent le système de santé allemand

Les menaces persistantes avancées (APT) représentent une menace importante pour le secteur de la santé et sont difficiles à contrer pour plusieurs raisons. Selon une étude de Sophos, les attaques par rançongiciel contre les établissements de santé ont atteint un niveau record en quatre ans en 2024, touchant 67 % des organisations interrogées [4]. La complexité et la gravité des attaques augmentent, ce qui se traduit par des délais de rétablissement plus longs. Seules 22 % des victimes ont pu se rétablir en une semaine en 2024, contre 47 % l'année précédente [4]. La vulnérabilité du secteur de la santé s'explique en grande partie par la numérisation et la mise en réseau croissantes des dispositifs et systèmes médicaux. Les implants cardiaques modernes, par exemple, transmettent des informations sans fil, ce qui, tout en améliorant la prise en charge des patients, crée également de nouvelles failles de sécurité [1]. Dans le pire des cas, un piratage réussi pourrait entraîner le décès d'un patient. La dépendance aux systèmes numériques fait des hôpitaux des cibles privilégiées pour les cybercriminels. En cas de défaillance des pompes à perfusion connectées ou des dossiers patients numériques, la prise en charge des patients est immédiatement compromise. 

NIS2 et DORA comme outils de cyberdéfense

Avec l'introduction de la directive NIS2 et du règlement DORA, les entreprises européennes sont confrontées à une évolution majeure en matière de sécurité de l'information. Ces nouvelles réglementations visent à renforcer considérablement la cybersécurité et la résilience numérique au sein du marché unique européen. Tandis que NIS2 se concentre sur la protection des infrastructures critiques, DORA s'attache à sécuriser les systèmes financiers numériques. Les experts estiment qu'environ 150 000 organisations européennes seront concernées par NIS2, soit dix fois plus qu'avec son prédécesseur, NIS1 [2]. Ces chiffres illustrent l'impact considérable de ces nouvelles réglementations sur le monde des affaires. La mise en œuvre de NIS2 et de DORA exige bien plus que le simple respect des obligations de conformité. Les entreprises doivent saisir cette opportunité pour repenser et optimiser en profondeur leurs stratégies de sécurité de l'information. Jan Scharfenberg, avocat spécialisé en conformité réglementaire, souligne la nécessité d'une approche globale : « Il s'agit d'intégrer la sécurité de l'information à la stratégie d'entreprise et non pas seulement… »